02.03.2010
Qu'est ce qu'un(e) ami(e)?
Je me demande parfois si ce mot "ami(e)" à encore un sens de nos jours. Si je reprends la définition du dictionnaire, un(e) ami(e) est une personne avec qui l'on est lié d'une affection réciproque. Jusque là je suis d'accord, mais un(e) ami(e) n'est il (elle) pas aussi une personne à qui l'on peut se confier sans craindre d'être trahi, une personne avec laquelle vous pouvez passer des heures au téléphone pour échanger les bons ou les mauvais moments de la journée ou de la semaine, avec qui vous aimez sortir le week end et tellement de choses encore! Eh bien je n'ai pas encore trouvé cette perle rare. Je me demande parfois si je suis digne d'en avoir un(e). Des ami(e)s j'en ai eu pas mal, c'est au lycée que j'ai rencontré les deux personnes qui comptaient vraiment pour moi et je les ai perdues. L'une m'a trahit et l'autre, avec laquelle j'étais encore en contact il y a 6mois, ne me donne plus de nouvelles. Parfois, les années passées me manquent, je regrette ma jeunesse car j'ai l'impression que tout ça à changer quand j'ai choisi de fonder ma propre famille. Mon dieu, j'ai tellement honte de dire une chose pareille! Et pourtant quand j'y pense, j'ai comme une boule dans la poitrine et une sensation de nostalgie. Je vais m'arrêter là pour ce soir car j'en ai gros sur le coeur et je ne voudrais pas me mettre à pleurer car mes enfants ne sont pas loin.
Mikaëlla
19:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.02.2010
Colère
Bonjour,
Aujourd'hui, je voudrais parler de ma mère. Je suis en colère car elle continue de me pourrir l'existence et je ne sais pas comment le lui faire comprendre. Ma mère est une personne qui n'a pas eu la vie facile, je le reconnais, mais je pense qu'il faut apprendre à se battre. Elle ne parle que d'elle, ses petits soucis de santé, la mauvaise entente avec ses frères et soeurs, ses parents en maison de retraite à qui nous devons payer la pension car ils n'ont pas su économiser (je les hais). Je veux bien l'écouter de temps en temps car je comprends que parfois nous avons besoin de réconfort mais là, c'est au quotidien! Un jour, je lui aie fait comprendre que je ne voulais plus qu'elle vienne chez moi à l'improviste car j'avais, moi aussi, une vie et que je ne pouvais pas toujours être disponible. Malheureusement, ça n'a duré qu'un temps. Et pourtant, j'aurais tellement voulu connaître la complicité qu'il peut y avoir entre une mère et sa fille mais il aurait fallu d'abord que je connaisse l'amour qui peut unir un enfant et ses parents. Jamais elle n'a montré des moments d'affection, comme, me consoler quand je me faisais un bobo étant gamine, me rassurer quand j'avais peur d'aller à l'école ou lors d'un passage d'examen ( je n'ai même pas le souvenir qu'elle m'aidait pour les devoirs). Alors comment pourrais je aujourd'hui vouloir l'écouter à mon tour?
Depuis que j'ai quitté le cocon familial, j'ai traversé pas mal de moments difficiles mais j'ai tout de même réussi à me construire une vie de famille et j'essaie de leurs donner le meilleur de moi même. Je dis bien j'essaie car parfois j'ai l'impression de reproduire les mêmes erreurs que ma mère. Alors je me bats pour faire mieux que ce que j'ai vécu. C'est ce que j'aurais voulu qu'elle fasse pour moi et mes soeurs, qu'elle se batte pour nous, qu'elle nous protège d'autrui, qu'elle soit forte mais surtout, qu'elle nous montre de l'affection comme je le fais aujourd'hui avec mes enfants.
Mikaëlla
15:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Découverte
Les choses évoluent depuis peu. J'ai eu récemment une grande discussion avec ma soeur aînée qui, comme moi, est à la recherche de son enfance.Oui je sais ce que vous allez penser, c'est quoi cette histoire? Eh bien c'est la nôtre, on ne nous a pas appris à communiquer ensemble donc on se découvre encore aujourd'hui.
Depuis trois ans déjà, elle suit une thérapie, et elle m'a confiée ce qui n'allait pas chez elle. Quelle a été ma surprise d'apprendre que son secret était aussi le mien! Nous avons été victimes d'attouchements sexuels par le même membre de notre famille. Nous n'avions parlé de ça à personne auparavant, et voilà qu'aujourd'hui, le passé nous rattrape! Elle m'a expliquée que son thérapeute était certain que c'était cet évènement qui était responsable de ce trou noir. Elle pense que ce pourrait être bien que je consulte moi aussi. Mais je ne suis pas prête à affronter ce passé qui m'a pourrie. Je redoute de devoir revivre ces moments de dégouts, et pourtant, je sais que cela me permettrait de mieux avancer aujourd'hui.
Comment peut on en arriver là? J'en suis à un point où je rends mes parents responsables de ces évènements. Jamais ils ne se sont inquiétés de notre bien être, jamais ils ne discutaient avec nous. Mon père était bien trop occupé à consacrer tout son temps à son travail, et ma mère, qui pourtant était mère au foyer, ma mère elle vivait ,et elle vit toujours, dans son petit monde. Ils ont oublié qu'ils avaient des enfants mais surtout que des parents ont un rôle de protecteurs. Je les rends aussi responsables de cette vie que j'ai choisi pour fuir et qui, aujourd'hui, ne fait pas mon bonheur car j'ai toujours ce sentiment de ne pas avoir pris le bon chemin. Mais je me bats et je fais de gros efforts pour que ma petite famille ne ressente pas mon mal être, surtout mon mari car il est si merveilleux avec moi, et si compréhensif.
Un jour, peut être, je ferais le grand saut pour me guérir de cette horreur!
Mikaëlla
09:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


